Jeudi 5 octobre 2017

Visite du Château de Gaasbeek et
des serres de Meise

 

>>> Le reportage photos de la visite...

Le château de Gaasbeek, joyau néo-Renaissance

Le premier château de Gaasbeek fut édifié en 1240 pour protéger Bruxelles qui se sentait menacée par les comtés de Hainaut et de Flandres. Ce sont pourtant les Bruxellois qui le détruisirent en 1388, en représailles de l’assassinat d’Everard t’Serclaes.

Au début de 1500, la famille de Horne construisit un château en briques sur les vestiges de la citadelle médiévale. En 1565, le comte d’Egmont acquit le domaine de Gaasbeek comprenant le château et 14 villages.

Au cours des siècles suivants, il fut reconstruit et habité par de puissantes familles.

Au XIXième siècle il appartient à la famille Arconati-Visconti, l’une des plus prestigieuses et richissimes familles nobles d’Italie. Il acquit sa forme romantique actuelle durant la restauration de 1898, sous l’impulsion de la Marquise Arconati-Visconti (née roturière dans un milieu bourgeois français) qui fit de Gaasbeek un lieu de rencontre culturel entre artistes, intellectuels et gens de lettres. Au décès de celle-ci, le domaine est légué à l’Etat Belge, en 1923.

Depuis 1980, il appartient à la communauté flamande.

Le château se situe dans un vaste parc d’une cinquantaine d’hectares, où se mêlent hêtraies, étangs et petites constructions romantiques. On y découvre aussi un curieux arc de triomphe, bâti par un membre de la famille Arconati, fervent admirateur de Napoléon qui espérait faire passer sous ses arches une route reliant Paris à Bruxelles.

Le jardin botanique de Meise

Le jardin botanique de Meise, anciennement jardin botanique national de Belgique est situé à cheval sur les communes de Meise et de Wemmel., à une dizaine de kilomètres de Bruxelles (à 3 km de l’Atomium). C’est un des jardins les plus grands dans le monde (92 hectares). En 1826, il se situait à Saint-Josse-ten-Noode.

Actuellement, il comporte deux départements de recherche, un herbier d’environ 3 millions de spécimens accessibles aux chercheurs, et une bibliothèque de 60.000 ouvrages.

Les plantes tropicales et méditerranéennes ainsi que toutes les plantes craignant le gel sont hébergées dans un complexe de serres, le Palais des plantes. 13 grandes serres entourent 22 serres plus petites formant un complexe vitré d’un hectare dont la hauteur varie entre 8 et 16 mètres. La construction s’est achevée en 1958.

Vous y verrez des plantes médicinales, des érables du Japon, des magnolias, des plantes de la forêt tropicale, du désert,…

Les serres sont intéressantes toute l’année, même en hiver. La saison froide offre l’occasion au promeneur de découvrir mille et un petits trésors végétaux qui échappent au regard dans la luxuriance de l’été.

 


Christine Dupaix-Moulin.